mercredi 8 avril 2009

Il n'y aura plus.
Il n'y aura plus rien.


De nous, de toi, de moi.
De toi tout particulièrement.


Il n'y aura plus tes yeux, ta bouche ou ton visage, très simplement. Il n'y aura plus de chansons, de photographies, de places de cinéma. Il n'y aura plus d'aventures, de secrets, de conversation. Il n'y aura plus de sentiments heureux, de sourires bienveillants, de regards langoureux. Il n'y aura plus le café d'en face, ni de chocolats chauds ou de croissants beurrés. Il n'y aura plus de clients clandestins chez le fleuriste d'à côté, ni chez l'épicier du quartier. Il n'y aura plus de mains, plus de pieds, qui se tiendront chauds l'espace d'une nuit. Il n'y aura plus de rires qui donnent mal, de courses sur le boulevard, de batailles dans le parc. Il n'y aura plus de projets pour l'avenir, de disputes qui font pleurer ni de réconciliations sur l'oreiller. Il n'y aura plus de réconfort, d'épaules assez fortes ou de désaccords perpétuels. Il n'y aura plus de concerts, de voyages ou même de rêves. Il n'y aura plus de métros, de voitures, de bus, d'avions, de trains. Il n'y aura plus. Il n'y aura plus d'amour, de haine ou de jalousie. Il n'y aura plus que moi.



A WISH FOR SOMETHING MORE

"J'aurais préféré être avec toi, mais je préfère toujours être avec toi."




J'ai mal de voir les mots perdre de leur valeur ; avec le temps ils perdent leur signification, ils passent eux aussi.
Mais je ne supporte plus de voir ces mots esseulés,
je déteste laisser s'écouler petit à petit leur essence, je voudrais qu'ils restent intacts.
Avec la signification part le contenu.



"Avec le temps va, tout s'en va"



Même moi

mardi 17 mars 2009

DOES IT REALLY MATTER ?

x

immobilité

x

mercredi 4 mars 2009

CLANDESTINS




Et je ferme les yeux sur le monde
Tu épouses mes ombres
L'espace d'une seconde

samedi 28 février 2009

THAT WAS OUR STORY


Dis-moi qu'est-ce que tu crois ? Que je me suis posée comme une fleur à tes côtés pour toujours y rester ? Que je suis éternelle, constante ? Que tu es le seul à t'envoler, à partir & à revenir ? Mais tu vois, je sais disparaître moi aussi ; l'éternité me repousse tout comme elle te fascine : le toujours, c'est l'absolu, et tu sais que je lui préfère l'inconnu.

Si je partais demain, si j'oubliais de te dire où je vais, ce que je fais, si je devenais l'absence dans ta vie, te lèverais-tu à ton tour ? Te pencherais-tu sur le nouveau, le renouveau, l'oubli & le futur ? Me suivrais-tu dans une vie qui ne rime plus à rien ? Je voudrais me plonger dans le mal, le déchiffrer & le connaître ; me noyer dans la débauche, pour oublier le blanc ; me jeter dans l'impossible – mais pas sans toi. Donne-moi une chance, suis-moi. Les abysses & l'horreur ne sont que fausses chutes sans toi.

WRAPPED AROUND YOUR FINGER


« And I don't know why, I can't keep my eyes off of you. »




Quand je me suis levée ce matin, j'ai cru avoir perdu mon cerveau. Je produisais par un réflexe aberrant les sons d'usage, les politesses indispensables : ma bouche les avait mémorisés. Et quand j'ai voulu devenir originale, les mots avaient disparu. Quand j'ai eu envie d'être moi, plus rien. Où sont ces phrases que je voulais te dire ? Je me souviens de leur goût quand ils sortaient de moi mais pas de leur son, je les vois devant moi mais te les dire, impossible.

Ils sont comme ces hommes qui promettent l'amour au creux de l'oreille et qui te laissent avec une putain de capote. Ils sont comme cette catin qui tu jure que tu es le seul. Ils fondent sous ma langue mais ne disparaissent pas.
Alors je récite ma fondue de banalités, et tu pars, tu pars putain.

Laisse-moi une nuit de plus, laisse-moi une heure et je t'explique Socrate, une minute seulement et je te jure que je t'aime. Laisse-moi retrouver le piment des mots sincères.

jeudi 26 février 2009

COME BREAK ME

Will you ever need me ?





Cross the line
Redefine
Lose your mind
Come crawl inside

mardi 24 février 2009

END OF THE BEGINNING

" Oh! Pourtant, pourvu qu'elle
m'aime à nouveau pour que je puisse
continuer à ne plus l'aimer !"

Bernard Frank,
L'Illusion comique



Ma vie a longtemps ressemblé à un été qui se termine. C'est étrange, mais c'est ainsi : il arrive que par des journées finissantes, ces journées sombres, vissées sous un ciel désespérément immobile, la certitude que les jours approchent où la grisaille retrouvera son empire d'automne monte ne moi jusqu'à l'effroi. Ne sentez-vous pas qu'il fait déjà un peu plus frais ?

vendredi 20 février 2009

ALONE I BREAK


"Von Idealismus kann ich mir nichts kaufen ! "

dimanche 15 février 2009

CAN'T SLEEP

GREEN SHADOWS


Cette marche peut réussir avec des enfants, qui, quand ils écrivent "je vous aime", ne savent pas qu'ils disent "je me rends".


Laclos, Les Liaisons Dangereuses (Lettre 33)


Fais-je partie de ceux qui, sans sentiments, traversent le monde ? Ces personnes ni heureuses ni malheureuses, sans vrai trouble, sans vraies vagues, qui marchent si droit devant eux, qui écrasent toute résistance ? Ces gens qui peut-être tombent, atterissent durement, mais toujours et à jamais se relèvent, sans autre altération qu'encore un peu d'optimisme perdu ? Qui, plutôt que de forcer le bonheur, forcent le succès, et qui montent toujours plus haut sans pourtant être satisfaits ?
Suis-je de ceux qui ne savent pas le bonheur ? La joie oui, déséquilibrée et furtive, la jouissance sûrement, sensation trop violente pour être évitée ; mais le bonheur ?

mardi 10 février 2009

FROZEN STEPS






Jamais je n'arrêterai. Et si c'est compliqué, et si c'est moins drôle, il y a pourtant quelque chose d'infiniment plus chaud dans la fuite. Je me convaincrai toujours que c'est de là que vient le bonheur ; que ce soit long ou difficile, je préfère tout de même le jeu à la triche, le chaos à l'harmonie.

dimanche 8 février 2009

COLD FACE

Je chancelle encore. Infiniment, je tangue sur mes pieds, je cherche un appui qui s'écrase sous moi. Je ne tiens pas, je ne trouve pas l'équilibre. A-t-on oublié de m'apprendre comment faire pour marcher droit, pour tenir sur le fil ? Comment fait-on pour vivre dans le juste milieu ? Pour l'accepter ?



I can't wait for eternity
And so you watched me wash away

But maybe we'll catch up someday

jeudi 29 janvier 2009

THIS IS OUR CHANCE

"Marcher sur la lune, plonger dans les étoiles, être l'une de celles qui mettent les voiles..."



Elle admire ceux qui parlent sans sentiments, parce qu'elle les croit infaillibles, parce qu'elle croit qu'ils ne meurent pas. Fille d'une histoire passée, elle refuse de croire en l'éphémère des émotions. Elle ne voit en lui que l'angoisse des hommes de se sentir vivre, mais sait qu'on ne meurt pas qu'une fois, mais chaque fois qu'un sentiment en nous s'éteint.
A
lors ceux qui ne meurent qu'une fois, pour toujours, elle les sait définitifs & constants, elle les devine solides et pourtant infiniment, recherche leur sourire.

Il y a l'espoir & les déceptions, l'envie & l'ennui, la jalousie & l'orgueil, le savoir & la soumission, l'oubli & la douleur.

samedi 17 janvier 2009

SOMETHING'S GOT A HOLD ON ME

La difficulté, c'est qu'il ne suffit pas exactement de vivre selon la règle. En effet vous parvenez ( parfois de justesse, d'extrême justesse, mais dans l'ensemble vous y parvenez) à vivre selon la règle. Vos feuilles d'imposition sont à jour. Vos factures, payées à la bonne date. Vous ne vous déplacez jamais sans votre carte d'identité (et la petite pochette spéciale pour la carte bleue !... ).
Pourtant, vous n'avez pas d'amis.



M. Houellebecq, Extension du domaine de la lutte

NEVER GONNA CATCH ME

Il y a celle qui retourne les situations, celui qui ne pense qu'à lui, celle qui a besoin qu'on lui dise qu'on l'aime, celui qui a peur, celle qui suit, celui qui parle, celle qui revient quand elle a mal, celui qui rêve, celle qui voudrait me retenir, celui qui voudrait que je parte, celle qui n'est pas fière, celui qui veut toujours avancer, celle qui aime, celui & tant de celles qui au fond ne recherchent qu'un peu de vie



Allez crier au ciel que les heureux crétins existent__



jeudi 15 janvier 2009

CLASSIC PEOPLE

Rien n'est précaire comme vivre
Rien comme être n'est passager
C'est un peu fondre comme le givre
Et pour le vent être léger
J'arrive où je suis étranger



C'est long d'être un homme une chose
C'est long de renoncer à tout
Et sens-tu les métamorphoses
Qui se font au-dedans de nous
Lentement plier nos genoux


Louis Aragon, J'arrive où je suis étranger

HERE TO SHOUT

If I were




u
n nom féminin : Aylee

un nom masculin : Arthur
une fleur : le coquelicot
un fruit : une framboise
un animal : une panthère
un insecte : une coccinelle
un phénomène naturel : la neige
un chiffre : 7
un pays : la Finlande
une boisson : le jus de fraise
un mot : volonté
une ville : New York
un oiseau : une colombe
un arbre : un sapin
un objet : un masque
une glace : un sorbet melon
un endroit du corps : les joues
un film : "Requiem for a dream" & "Lord of war"
une chanson : "Without you I'm nothing", Placebo
un livre : "Turmhoch und meilenweit" de Tonke Dragt
un personnage historique : Youri Gagarine
un pêché capital : l'orgueil
une qualité : le réalisme
un défaut : la peur
une façon de mourir : sauter de la Statue de la Liberté
une drogue : l'agitation
une langue : le Finnois
une arme : les mots
une planète : Venus

SOMETHIN' LIKE US




Is this a game ?

Welcome in life's monopoly !