Il n'y aura plus rien.
De nous, de toi, de moi.
De toi tout particulièrement.
Il n'y aura plus tes yeux, ta bouche ou ton visage, très simplement. Il n'y aura plus de chansons, de photographies, de places de cinéma. Il n'y aura plus d'aventures, de secrets, de conversation. Il n'y aura plus de sentiments heureux, de sourires bienveillants, de regards langoureux. Il n'y aura plus le café d'en face, ni de chocolats chauds ou de croissants beurrés. Il n'y aura plus de clients clandestins chez le fleuriste d'à côté, ni chez l'épicier du quartier. Il n'y aura plus de mains, plus de pieds, qui se tiendront chauds l'espace d'une nuit. Il n'y aura plus de rires qui donnent mal, de courses sur le boulevard, de batailles dans le parc. Il n'y aura plus de projets pour l'avenir, de disputes qui font pleurer ni de réconciliations sur l'oreiller. Il n'y aura plus de réconfort, d'épaules assez fortes ou de désaccords perpétuels. Il n'y aura plus de concerts, de voyages ou même de rêves. Il n'y aura plus de métros, de voitures, de bus, d'avions, de trains. Il n'y aura plus. Il n'y aura plus d'amour, de haine ou de jalousie. Il n'y aura plus que moi.
