samedi 28 février 2009

THAT WAS OUR STORY


Dis-moi qu'est-ce que tu crois ? Que je me suis posée comme une fleur à tes côtés pour toujours y rester ? Que je suis éternelle, constante ? Que tu es le seul à t'envoler, à partir & à revenir ? Mais tu vois, je sais disparaître moi aussi ; l'éternité me repousse tout comme elle te fascine : le toujours, c'est l'absolu, et tu sais que je lui préfère l'inconnu.

Si je partais demain, si j'oubliais de te dire où je vais, ce que je fais, si je devenais l'absence dans ta vie, te lèverais-tu à ton tour ? Te pencherais-tu sur le nouveau, le renouveau, l'oubli & le futur ? Me suivrais-tu dans une vie qui ne rime plus à rien ? Je voudrais me plonger dans le mal, le déchiffrer & le connaître ; me noyer dans la débauche, pour oublier le blanc ; me jeter dans l'impossible – mais pas sans toi. Donne-moi une chance, suis-moi. Les abysses & l'horreur ne sont que fausses chutes sans toi.

WRAPPED AROUND YOUR FINGER


« And I don't know why, I can't keep my eyes off of you. »




Quand je me suis levée ce matin, j'ai cru avoir perdu mon cerveau. Je produisais par un réflexe aberrant les sons d'usage, les politesses indispensables : ma bouche les avait mémorisés. Et quand j'ai voulu devenir originale, les mots avaient disparu. Quand j'ai eu envie d'être moi, plus rien. Où sont ces phrases que je voulais te dire ? Je me souviens de leur goût quand ils sortaient de moi mais pas de leur son, je les vois devant moi mais te les dire, impossible.

Ils sont comme ces hommes qui promettent l'amour au creux de l'oreille et qui te laissent avec une putain de capote. Ils sont comme cette catin qui tu jure que tu es le seul. Ils fondent sous ma langue mais ne disparaissent pas.
Alors je récite ma fondue de banalités, et tu pars, tu pars putain.

Laisse-moi une nuit de plus, laisse-moi une heure et je t'explique Socrate, une minute seulement et je te jure que je t'aime. Laisse-moi retrouver le piment des mots sincères.

jeudi 26 février 2009

COME BREAK ME

Will you ever need me ?





Cross the line
Redefine
Lose your mind
Come crawl inside

mardi 24 février 2009

END OF THE BEGINNING

" Oh! Pourtant, pourvu qu'elle
m'aime à nouveau pour que je puisse
continuer à ne plus l'aimer !"

Bernard Frank,
L'Illusion comique



Ma vie a longtemps ressemblé à un été qui se termine. C'est étrange, mais c'est ainsi : il arrive que par des journées finissantes, ces journées sombres, vissées sous un ciel désespérément immobile, la certitude que les jours approchent où la grisaille retrouvera son empire d'automne monte ne moi jusqu'à l'effroi. Ne sentez-vous pas qu'il fait déjà un peu plus frais ?

vendredi 20 février 2009

ALONE I BREAK


"Von Idealismus kann ich mir nichts kaufen ! "

dimanche 15 février 2009

CAN'T SLEEP

GREEN SHADOWS


Cette marche peut réussir avec des enfants, qui, quand ils écrivent "je vous aime", ne savent pas qu'ils disent "je me rends".


Laclos, Les Liaisons Dangereuses (Lettre 33)


Fais-je partie de ceux qui, sans sentiments, traversent le monde ? Ces personnes ni heureuses ni malheureuses, sans vrai trouble, sans vraies vagues, qui marchent si droit devant eux, qui écrasent toute résistance ? Ces gens qui peut-être tombent, atterissent durement, mais toujours et à jamais se relèvent, sans autre altération qu'encore un peu d'optimisme perdu ? Qui, plutôt que de forcer le bonheur, forcent le succès, et qui montent toujours plus haut sans pourtant être satisfaits ?
Suis-je de ceux qui ne savent pas le bonheur ? La joie oui, déséquilibrée et furtive, la jouissance sûrement, sensation trop violente pour être évitée ; mais le bonheur ?

mardi 10 février 2009

FROZEN STEPS






Jamais je n'arrêterai. Et si c'est compliqué, et si c'est moins drôle, il y a pourtant quelque chose d'infiniment plus chaud dans la fuite. Je me convaincrai toujours que c'est de là que vient le bonheur ; que ce soit long ou difficile, je préfère tout de même le jeu à la triche, le chaos à l'harmonie.

dimanche 8 février 2009

COLD FACE

Je chancelle encore. Infiniment, je tangue sur mes pieds, je cherche un appui qui s'écrase sous moi. Je ne tiens pas, je ne trouve pas l'équilibre. A-t-on oublié de m'apprendre comment faire pour marcher droit, pour tenir sur le fil ? Comment fait-on pour vivre dans le juste milieu ? Pour l'accepter ?



I can't wait for eternity
And so you watched me wash away

But maybe we'll catch up someday